La bipolarité : trouble de l’humeur ou maladie psychique ?

avril 4, 2022

Qui suis-je ?

  • Deux questions se posent :
    • Suis-je Moi lorsque je suis en phase Up (hypomaniaque, voire maniaque) ?
    • Ou au contraire suis-je Moi lorsque je suis en phase Down (légèrement dépressif voire carrément dépressif) ?
  • Vous allez certainement me répondre que je suis Moi lorsque je suis en état intermédiaire, équilibré.
    • Mais le hic, c’est que cet état n’existe pas.
    • Je passe de l’un à l’autre sans véritable phase intermédiaire.
  • Je suis Moi, un point c’est tout et ne peut être réduit au simple mot « bipolaire » et rangé dans une case, ce terme ne veut rien dire en soi …
  • Il ne faut pas confondre la personne et son comportement.

Bipolarité et soins

  • Grâce à la prise de médicament (Carbamazépine / Tégrétol), je peux être relativement stabilisé, c’est-à-dire que je ne monte ni trop haut ni ne descend trop bas.
  • C’est déjà un grand confort pour moi-même et mes proches.
  • Néanmoins les médocs ne sont qu’une béquille, il y a un véritable travail sur soi et sur sa vie à faire en parallèle pour se reconstruire et déconstruire tout le mythe de la maladie mentale.
  • C’est un trouble de l’humeur, une hyper émotivité due à un mauvais fonctionnement de 2 neurotransmetteurs, c’est le cerveau qui ne fonctionne pas bien, plus précisément.
  • Moi je vais bien, ma conscience va bien, au contraire elle s’est grandement développée depuis que je travaille sur moi.
  • Ma conscience est peut-être même beaucoup plus grande que celle de ceux qui n’ont jamais expérimenté une véritable souffrance psychique.
  • Le classement dans des cases et la stigmatisation par les non bipolaires aggrave la maladie et enferme de nombreux « bipolaires » à vie dans une identité de malade et de fou …
  • C’est fou justement quand on y pense …

Bipolarité et risques de suicide

  • Malheureusement ce trouble de l’humeur peut entraîner 15 % de suicides en plus.
    • Est-ce dû à la maladie ou à la stigmatisation sociale et psychiatrique du « bipolaire » ?
  • Pour moi qui ai été au coeur de l’expérience, je crois savoir par quoi sont provoqués ces suicides.
    • Etre malade du cerveau c’est difficile mais être traité comme un fou, se sentir rejeté par la société, condamné à être fou tout le restant de sa vie, c’est insupportable !
    • De plus les souffrances sont grandes.
  • Les non bipolaires ne mesurent pas à quel point il faut avoir une sacré force intérieure pour affronter cette épreuve de la maladie mentale source de honte sociale, de culpabilité, de dévalorisation et de beaucoup de souffrance infligée par l’inconscience de notre société.
    • Les gens ont beaucoup plus d’empathie pour un « cancéreux » que pour un « bipolaire » et encore moins pour un « schizophrène » !
    • Dans quelle société vivons-nous ?
    • Celui qui n’est jamais tombé, ne peut pas savoir l’effort, la force que cela demande pour se relever.
  • Les « bipolaires » ne sont pas des malades, des fragiles, des fous, des handicapés, des patients, des attardés mentaux, ce sont des êtres humains qui en bavent tous les jours, qui souffrent vous ne savez pas à quel point, qui se battent pour survivre d’abord puis pour vivre.
    • Ayez bien conscience de cela avant de juger et de mettre une étiquette.
    • C’est un handicap lourd à porter et ce qui blesse le plus est le regard des autres.
  • Une étiquette n’est pas nécessaire, mais un vrai diagnostic posé par un professionnel de la psychiatrie l’est.

Bipolarité et développement personnel

  • Je ne souffre plus, j’ai retrouvé le sourire depuis que j’ai compris et intégré que ce n’est pas moi, mais mon être profond qui est malade, et il va de mieux en mieux depuis que je m’en occupe.
    • Je dois prendre soin de mon cerveau qui n’est qu’un organe comme un autre, le cœur par exemple.
  • Ce qui accentue les troubles de mon mental, donc de mon cerveau ce sont mes émotions et mes pensées.
    • Comment pourrait-on aller mieux si la psychiatrie nous identifie à un patient, à un malade à vie et que la société, du moins la plupart des gens et les médias qui ne connaissent pas la maladie et s’arrêtent eux aussi aux symptômes te voient aussi comme un malade et pire encore comme un fou ?
    • Cette vision erronée de la maladie à une influence sur notre comportement, c’est indéniable.
    • Nous nous croyons malades, puisqu’on nous le dit, et se croire malade est une croyance enfermante.
    • Ainsi nous pensons, nous ressentons et nous agissons comme un malade, un fragile, donc nous produisons de la maladie et un mal-être chronique.
    • Si en plus nos proches nous voient comme un malade alors là c’est encore plus difficile de se sortir de ce cercle infernal…
  • La survenue de la maladie (« mal a dit ») n’est pas un hasard, elle nous signifie un mal-être profond en nous, et c’est sur ce mal-être que nous devons travailler, et non s’arrêter aux seuls symptômes (dépression et pétage de plombs).
    • La psychiatrie ne fait pas tout ce travail global de connaissance de soi (développement personnel), elle ne nous donne que des médocs qui renforcent ta croyance que nous sommes un malade à vie.
    • Les médocs sont utiles pour éviter les pétages de plomb de ton cerveau mais je pense que si la dépression persiste, ce n’est pas dû à notre cerveau mais à notre mal-être profond que nous ne prenons pas la peine et le temps d’écouter …
  • La maladie mentale est également liée à notre hypersensibilité, c’est un élément important à prendre en compte.

Prise de conscience

  • Cela fait un peu plus de 20 ans que ma vie a basculé, et depuis j’ai fait un grand travail sur moi-même quand j’ai compris que pour m’en sortir je ne pouvais qu’être acteur de mon mieux-être, j’ai aussi été et je suis encore aidé par des psychiatres.
  • Mais la véritable rencontre qui a changé ma vie, c’est celle d’un psychiatre spécialiste en TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales) en 2015.
    • Depuis j’ai accepté de me soigner et de prendre du Tégrétol.
    • Depuis grâce à notre alliance thérapeutique et le travail en profondeur sur moi-même, je vais mieux.
    • Je n’ai plus fait de dépression profonde et mon mieux-être s’est amélioré.
    • Cet arrêt des dépressions n’est pas dû uniquement aux médocs j’en suis convaincue, mais bien au travail en prondeur que j’ai fait sur moi-même.
    • Par contre, ceci n’aurait certainement pas pu être entrepris de façon aussi profonde et continue sans l’appui du médicament qui a permis de réguler l’humeur.

La quête de sens : le bien-être au bout du chemin

  • Mon cerveau a deux neurotransmetteurs malades certes et la rechercher médicale ne fait aucune recherche pour y pallier, les médocs rapportant plus d’argent à l’industrie pharmaceutique que la guérison de ces neurotransmetteurs…
  • Mais moi je me suis jamais senti aussi bien aujourd’hui, même comparé à avant la découverte de la maladie !
    • Et pourtant je ne suis pas encore arrivé au bout du chemin.
  • Chacun doit trouver sa place, son chemin, son équilibre et son bien-être.
    • C’est même une sagesse que tout le monde devrait prendre en considération.
    • C’est le lot de chacun, la maladie permet de prendre conscience de l’urgence de cette quête, elle n’est que le moyen qui peut permettre de se dépasser.
    • Parce qu’on devient armé d’un état d’esprit qui permet de soutenir et supporter l’indigence de notre société.
  • C’est finalement un mal pour un bien.
    • Quand je dis maladie, je ne parle pas que des troubles psychiques, cela peut-être aussi la maladie physique.
    • La maladie nous ouvre à notre dimension spirituelle : la connaissance de soi et la révélation de notre être intérieur.
    • Apprendre à devenir ou redevenir qui nous sommes véritablement.
    • Je ne considère plus mon parcours de maladie comme une injustice et un dysfonctionnement médical, mais comme une épreuve de vie par laquelle je devais passer pour cheminer, mieux me connaître, mieux connaître mes faiblesses et mes capacités refoulées, développer ma conscience, ouvrir mon chemin spirituel et énergétique.
  • Il était temps que je prenne du recul pour expérimenter les enseignements de la Vie que je devais intégrer pour mon évolution.
    • Chaque type de maladie nous indique ce que l’on à travailler pour soi et dans notre relation aux autres pour nous épanouir pleinement et réaliser ce qu’on est venu faire sur terre.
    • Grâce à la maladie mentale, j’ai pu travailler sur mon mental c’est à dire mes pensées et mes émotions, découvrir la pleine conscience via la méditation et d’autres thérapies ainsi que découvrir mon hypersensibilité qui me permet aujourd’hui de faire des soins énergétiques.
  • Il n’y a pas de hasard dans la Vie …
    • On ne perd jamais de temps à se poser cette question relative au sens de notre existence.
    • L’ignorer nous met dans l’indigence la plus totale.
    • Ce serait nous perdre complètement que de ne pas faire cette quête.
  • La quête de sens dans la connaissance de son être est une quête fabuleuse qui calme l’esprit et apaise l’âme.
    • Heureusement, elle nous permet de retrouver notre être intérieur avec plus de vigueur encore.
    • Ce dernier était recroquevillé dans un coin attendant d’expérimenter sa grandeur.
    • Le travail sur soi permet de le relever et de le fortifier.
    • Il en ressort transmuté, c’est peut-être cela changer le plomb en or.
    • Cela prend néanmoins toute une vie et c’est très exaltant !
  • Je vous souhaite beaucoup de paix et de bonheur dans ce chemin.

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Créé le 4 avril 2022

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